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Rencontre l à l'assemblée nationale
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Rencontre le Mardi 4 mai à l'assemblée nationale, la desserte voyageurs sur la ligne historique Paris Orléans Limoges Toulouse( POLT) en danger.
Dans le cadre du débat sur le projet de Loi Grenelle II , ''développement des transports ferroviaires publics'' jean claude Sandrier député du cher m'avait invité à une rencontre de travail le Mardi 4 mai à l'assemblée nationale avec Monsieur DELION, Directeur Général Délégué de Réseau Ferré de France.
Outre trois députés, j'étais le seul associatif présent. Suite à cette rencontre JC Sandrier intervenait dans le débat à l'Assemblée Nationale.
L'intervention de Sandrier aprés la rencontre:
Débat du Mardi 4 Mai 2010 à l’Assemblée Nationale,
Madame la Président, Monsieur le Ministre, Mesdames les Ministres, Chers collègues, ...
....Maintenant je voudrais aborder un point pour lequel j’ai déposé un amendement c’est la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, qui est la 3ème radiale nationale. Cet amendement a été repoussé en commission au prétexte qu’il y aurait concurrence entre cette ligne et une LGV à venir dans 10 à 15 ans reliant Paris, le Centre et l’Auvergne à Lyon.
Les Français ont beau avoir la réputation de ne pas être très forts en géographie il y a des limites à l’ignorance, en particulier dans cet hémicycle.
Non seulement il ne peut pas y avoir concurrence entre 2 lignes qui ne desservent pas les mêmes territoires (l’une se dirige vers le Sud Est l’autre vers le Sud Ouest), mais il ne peut pas davantage y avoir concurrence en terme financier puisque construire une LGV sur des centaines de kilomètres n’a rien à voir avec moderniser une ligne de façon progressive.
Enfin sur ce plan du financement, nous ne sommes pas du tout dans le même « timing » puisque dans le cas du Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon (POCL) nous sommes sur un projet dont l’investissement est dans 10 - 15 ans voire 20 ans alors que concernant la ligne POLT, la modernisation peut être mise en œuvre, non seulement par phase, mais avec une étape immédiate, à très court terme permettant dans les 2 à 5 ans à venir, une amélioration importante de la desserte voyageurs et fret vers le Centre et le Sud.
Par ailleurs en vous demandant d’inscrire la modernisation de cette ligne, nationale car joignant Paris à Toulouse, dans ce Grenelle n°2 je ne fais que me conformer aux prescriptions actées par le Grenelle n°1 et que je veux rappeler.
A « l’Art 11 II 1er alinéa du Grenelle 1 il est indiqué qu’il convient de donner « la priorité à la régénération et à la modernisation du réseau existant » et l’Art 12 III alinéa 3 propose la mise en œuvre de péréquation pour le financement des dessertes des territoires à l’écart du réseau grande vitesse.
La nécessité de moderniser les lignes classiques est donc partie intégrante des choix du Grenelle I.
Demander l’inscription de la modernisation de la ligne POLT n’est pas demander l’inscription d’une ligne classique quelconque. Outre le fait qu’elle est la ligne historique Paris-Toulouse, sa longueur, la dimension des territoires qu’elle dessert (11 aires urbaines représentant plus de 2 millions d’habitants, 3 millions d’habitants avec l’ensemble des territoires desservis) les 8 carrefours ferroviaires qui la composent avec 4 transversales, en font une colonne vertébrale nécessaire à l’aménagement du territoire mais aussi à nos échanges économiques.
Pour le fret elle permet l’accès à 7 ports et en cela elle est une ligne indispensable à une vraie politique de développement du fret ferroviaire.
Enfin pour en avoir discuté avec notre rapporteur, Serge Grouard, que je remercie de son attention pour cette question, non seulement naturellement il n’y a pas concurrence entre cette ligne et les 2 LGV (vers Bordeaux, vers Lyon par le Centre) mais totale complémentarité. A tel point d’ailleurs que l’on peut et on doit imaginer une connexion de la ligne POLT à la future LGV Paris-Centre-Auvergne-Lyon, à hauteur de Vierzon par exemple, afin d’accroître la performance et l’utilité de ces 2 lignes.
Je rappelle d’ailleurs qu’actuellement une rame TGV fonctionnant avec succès va de Brive à Lille en passant par Limoges-Châteauroux et Vierzon avec 1 Aller-retour par jour.
Ainsi que l’on se place du point de vue :
• de l’Aménagement du Territoire • du nécessaire développement du fret • de l’environnement, avec la limitation des gaz à effet de serre • de la complémentarité avec la LGV Paris-Centre-Auvergne-Lyon • de l’immédiateté avec laquelle on peut apporter des améliorations, décisives en terme de matériel, d’infrastructures, de temps de parcours • avec un coût extrêmement faible comparé à la mise en œuvre de LGV et de plus avec un temps de financement différent la nécessité de repositionner cette ligne comme une ligne d’intérêt national est évidente. Nous avons et nous aurons besoin demain de 3 radiales pour les voyageurs et le fret.
Car d’après les propos, peu contestables, de Monsieur Leboeuf, Directeur des grands projets à la SNCF, confirmés par Monsieur DELION, Directeur Général Délégué de Réseau Ferré de France, la saturation actuelle et future des 2 radiales (vers Bordeaux et vers Lyon) oblige à moderniser l’axe Paris-Toulouse par Orléans-Vierzon-Châteauroux et Limoges.
Quant au financement je viens de rappeler qu’il n’avait rien à voir avec le coût d’une LGV, que d’autre part je propose d’apporter des améliorations en 3 étapes s’échelonnant entre l’immédiat, et l’échéance de 10 à 15 ans c’est-à-dire le moment où commenceront les investissements pour la LGV Paris-Clermont-Ferrand-Lyon. Vous ne pouvez ignorer qu’une modernisation conséquente de la ligne POLT est soutenue par huit parlementaires, 15 maires, 4 Présidents de Conseils Généraux, 3 Présidents de Régions, et toutes les associations de la ligne et les syndicats. N’ignorez pas ces territoires et leur population ! J’ajoute, comme j’ai eu l’occasion de le dire au 1er Ministre lorsqu’il a reçu les Présidents de groupe concernant le « grand emprunt », qu’il n’y a rien dans cet emprunt sur le ferroviaire ce qui est une hérésie.
A tel point d’ailleurs que notre très mesuré et pertinent rapporteur général du Budget, Gilles Carrez, a proposé, lors du PLFR pour 2010 examiné en février dernier, de réserver une partie des 35 Milliards d’euros au ferroviaire. Selon lui cette réserve pourrait être de 4 à 5 Milliards d’euros.
Monsieur le Ministre, Monsieur le rapporteur vous avez l’occasion de donner un signe fort que la priorité va bien au développement du rail et à l’environnement, que l’Aménagement du Territoire n’est pas oublié et que les articles de loi du Grenelle I dont j’ai parlé ne sont pas là que pour le décor mais ont bien une traduction concrète sur le terrain.
Dans le même ordre d’idées il convient de classer la transversale Nantes-Lyon par Tours et Vierzon et qui reliera l’Atlantique, à Turin puis au centre de l’Europe comme 4ème autoroute ferroviaire nationale.
Il convient d’accélérer les études sur cet axe dont l’intérêt européen a déjà été reconnu.
Monsieur le Rapporteur je sais que vous pouvez être un allié de poids sur ces 2 points de mon intervention parce qu’ils concernent notre Région mais aussi parce qu’ils concernent l’intérêt économique et écologique de tout le pays.
Monsieur le Ministre, vous êtes le mieux placé pour aider le gouvernement à prendre la pleine conscience que l’effort à fournir afin de faire franchir au mode de déplacement par fer un véritable bond qualitatif et quantitatif sur l’ensemble du territoire est la condition d’une plus grande efficacité au plan économique et écologique sans oublier que les Hommes et les Femmes qui l’utilisent et le font vivre doivent rester la première des préoccupations.
Mis à jour (Samedi, 04 Décembre 2010 05:45)














