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NKM jette le trouble : ''il faut une commission indépendante pour évaluer la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse''
Les déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet sur la pertinence économique de la LGV suscitent des interrogations.
Après que RFF est été convié à revoir sa copie pour la LG V PACA , est-ce le début de la fin du projet LGV au sud de Bordeaux ? Impossible de répondre encore à cette question, mais force est de constater que les propos tenus par la ministre de l'Écologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, lors des Assises du ferroviaire ont fait l'effet d'une bombe chez les partisans et les anti-LGV. En suggérant « de confier à une commission indépendante l'évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse », la ministre a clairement sous-entendu que les projets futurs ne pourraient voir le jour que si leur rentabilité était avérée.Cette prise de position intervient quelques jours après la mise en place de l'observatoire des trafics, suite à la remise en cause des chiffres présentés par Réseau ferré de France (RFF), sonne surement le glas de la LGV Limoges Poitiers dont le taux de rentabilité économique est au plus bas d'après les prévisions m^me de RFF dévoilllées lors des ateliers thématisque le 9 décembre à Limoges
Pour les militants anti-LGV, cette prise de position est une très bonne nouvelle. Car voilà des années qu'ils tirent la sonnette d'alarme en évoquant un « gouffre financier » : « La ministre touche du doigt ce que nous affirmons depuis le début : ce projet n'est pas rentable. Peut-être avions-nous raison trop tôt », raille le président du Cade, Victor Pachon pour la ligne Bordeaux Espagne.
Effet de la crise économique ?
Pour autant, personne n'ose croire que les dossiers, chiffrés en 2006 à 5,8 milliards d'euros entre Bordeaux et la frontière et le barreau Limoges Poitiers évalué à 2.4 milliard valeur 2019 ( soit un an avant la fin des travaux) soient abandonnés.
La crise économique n'est certainement pas étrangère à ce nouveau discours gouvernemental. Pour autant, cette prise de position arrive un peu tard selon les élus basques qui militent contre la LGV, à l'instar du président de la Communauté de communes Sud Pays basque (CCSPB), Michel Hiriart : « Dès le départ, ce projet aurait dû être précédé d'études indépendantes socio-économiques et de trafic. On aurait vite compris que ce projet était démesuré par rapport au service rendu. » Dans quelques jours, la CCSPB va mettre en ligne l'étude commandée au cabinet suisse indépendant Citec. « Il y a un énorme décalage entre les chiffres annoncés par l'Espagne et la France sur le fret », prévient l'élu.
Depuis le début favorable à la construction de cette LGV SEA , Max Brisson (UMP) ne trouve pourtant pas étrange que, dans la situation financière actuelle, l'État s'interroge sur la pertinence de ces grands projets qui représentent des dépenses considérables. Mais le montage financier de la section Tours-Angoulême-Bordeaux engage l'État vis-à-vis des collectivités du sud de la région ou du Limousin qui financent lourdement le tronçon Tour Bordeaux ( Le Limousin a versé 52 millions d'€ ). Or il y avait, de la part de l'État, un engagement de finir le projet et vers l'Espagne et vers Limoges.
De son côté, Jean-Jacques Lasserre (sénateur Modem) ne cache pas avoir été étonné par les déclarations de NKM « que l'on est bien obligés d'écouter ».
« Il est probable que la situation financière de l'État le rende prudent. Je crois que, dans cette ambiance de flottement de l'État, les collectivités doivent renégocier et suspendre leur participation à Tours-Angoulême-Bordeaux .
La députée de la sixième circonscription, Michèle Alliot-Marie, qui s'est clairement positionnée contre ce projet, va plus loin en critiquant l'attitude des élus socialistes qui veulent défendre à tout prix le soldat LGV : « La proposition de Mme Kosciusko-Morizet est de bon sens. Les prévisions de trafic ne tenaient pas compte des réalités de 2011. La crise économique européenne touche de plein fouet l'Espagne et le Portugal. Qu'en pense le Président du Conseil Régional du Limousin qui pour lui seul a versé 26.5 millions d'€ au finacement de Tours Bordeaux certainement à fond perdu
Mis à jour (Dimanche, 01 Janvier 2012 11:03)


















Commentaires
bref, le bon sens rejoint les données économiques
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