Le Train Grande Vitesse est il l’avenir de l’homme ?

 

lgvmaniaFrançois Hollande le répète à toute occasion, le développement à tout prix du réseau LGV TGV répond à un objectif incontournable à long terme … Il voit loin, alors que nous aurions une vision passéiste étriquée.

Pourtant, de toute évidence, le développement sans fin et en masse de la mobilité longue distance n’est pas durable. Le développement massif de la mobilité se heurte aux limites planétaires en énergie et en matières premières et aux limites nécessaires de l’empreinte environnementale des infrastructures de transport. Malheureusement nombre de technocrates, et de responsables politiques sont formatés pour offrir à leurs concitoyens des infrastructures de transports toujours plus performantes en vitesse et en longueur de déplacement.

Mais face à la réalité de la crise, les citoyens prennent conscience que l’homme doit changer de comportement pour offrir aux générations futures un patrimoine environnemental amélioré, tout au moins conservé, et l’espoir de vivre durablement sur la planète Terre.

Pour nombre de concitoyens, participer dès maintenant à ce changement de comportement humain est un moyen de réalisation créatif, un chemin d’épanouissement humain.

Aussi par nécessité économique, et par choix de vie, de nombreux citoyens choisissent de chercher localement, à satisfaire les besoins qu’ils trouvaient à satisfaire au loin. D’où une tendance statistiquement perceptible de la décroissance des moyens de transport.

Le rail : un moyen de transport ruineux

Le rail est un moyen de transport ruineux … Il coûte 12 Milliards € de subventions publiques diverses par an. On nous culpabilise avec le trou de la Sécurité Sociale, alors que l’on ne parle jamais du trou du rail qui le dépasse.

 

Quelles sont nos priorités : l’Education, la Santé, la Sécurité, ou bien le rail ?

Parmi les secteurs couteux du rail : la grande vitesse qui nécessité du matériel sophistiqué, et des infrastructures spécifiques ruineuses et destructrices de l’environnement, qui coutent à la réalisation et à l’entretien.

Dans la perspective du développement de l’économie et des activités humaines de proximité, et donc de la réduction prévisible et souhaitable des transports longue distance ne vaudrait il pas mieux de réserver les déplacements longue distance à l’aéronautique et à l’autocar ?

Pourquoi l’aéronautique ?

Son inconvéniant est son coût énergétique élevé. Il ne peut donc être considéré comme un moyen de transport massif privilégié. L’avantage de l’aéronautique est cependant que son emprise au sol est réduite aux aéroports.

Pourquoi l’autocar ?

L’avantage de l’autocar est que c’est un transport en commun qui peut utiliser le réseau routier existant. Il offre donc des possibilités de gestion économique et souple.

Selon la loi, pollueur payeur, le coût du transport devrait être supporté entièrement par l’usager.

Evidemment cela remet en question les dogmes propagés par le Grenelle de l’Environnement qui sanctifiait le rail et surtout le rail grande vitesse, et les dogmes formatés par les Grandes Ecoles d’Administration qui ne voient le progrès qu’en terme de kilomètres d’infrastructures ajoutées.

Les recettes de l'activité TGV France seraient en baisse de 4,4 % en moyenne sur janvier et février.

La SNCF doit faire face à la crise. La tendance était déjà perceptible durant l'année 2012 : après une progression de 5,9 % en 2011, le chiffre d'affaires de la branche concernée, SNCF Voyages, n'a progressé que de 2,5 % l'an dernier (avec seulement + 1,4 % sur le second semestre). Le nombre de passagers transportés a même reculé de 0,5 % sur l'ensemble de l'année. Cette baisse s'est sans doute accentuée début 2013.

Début d'année difficile pour la SNCF. L'activité grande vitesse, à la fois fierté du groupe et l'une de ses principales sources de revenus, est en recul. Selon nos informations, sur les deux premiers mois de l'année, le produit du trafic (c'est-à-dire les recettes) de l'activité TGV France serait en baisse de 4,4 % par rapport à la période identique de 2012. Sur le seul mois de février, le repli serait de 7 %, indique une source interne.

« D'après un sondage dévoilé ce matin par SNCF Voyages, 48% des Français estiment qu'ils vont réduire leur budget pour les vacances cette année. «Avec la crise, les réservations de dernière minute s'accélèrent, la durée des séjours se réduit et les vacanciers partent moins loin», résume Jean-Pierre Nadir, président et fondateur du portail d'information easyvoyage.com. Le Figaro.fr

Les déplacements des cadres limités

Les entreprises tendent à diminuer leurs charges, notamment leurs charges de déplacement.

La révolution informatique et multimédia aura permis de rendre la communication instantanée d’un bout à l’autre de notre planète et cela à moindre coût et sans la fatigue et les pertes de temps dans les moyens de transport. 

« Ces derniers mois, la direction de la SNCF expliquait que la conjoncture dégradée pesait sur les comportements de la clientèle business : les entreprises restreignent les déplacements de leurs cadres, et privilégient la seconde classe au détriment de la première. Ces comportements ont pu s'amplifier ces dernières semaines. » Les Echos