Le TGV en perte de vitesse

catenaires a enlever pour LGVDans le ferroviaire, il y aura un après Brétigny différent de l’avant. Déjà, un virage s’amorçait pour remettre en question la priorité donnée au TGV. En juillet 2012, le rapport de la Cour des comptes au Sénat dénonçait le «retard croissant de rénovation» du réseau des lignes classiques. L’actuel plan de rénovation ne serait pas en mesure d’enrayer le vieillissement du réseau alors qu’il faudrait privilégier les investissements de maintenance par rapport aux projets de développement. La priorité à la très grande vitesse était montrée du doigt.

Ensuite, fin juin 2013, le rapport de la commission Mobilité 21 présidée par le député socialiste Philippe Duron a constaté que «les ressources publiques qui peuvent être consacrées au système de transports ne permettent pas de poursuivre le développement des réseaux au rythme actuel». Il souligne que «le modèle de développement ferroviaire est à revisiter» et recommande d’étaler la construction de nouvelles lignes à grande vitesse. C'est-à-dire, ralentir sur les programmes TGV.

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LGV : l'imposture écologique

lgvactionnairesbtpPhilippe Barbedienne, directeur de l'association Sepanso Aquitaine (FNE) dénonce l’imposture écologique des LGV

LGV développement durable ?

Au-delà de la prise en considération de l’effet d’éviction des projets de lignes à grande vitesse, qui ne peuvent être conduits qu’au détriment d’investissements plus utiles, la Sepanso dénonce depuis des années l’imposture écologique qui a consisté à vouloir travestir les chantiers de LGV, que chacun sait grands destructeurs de milieux naturels, terres agricoles et forêts, en véritables bienfaits pour l’environnement.

Des milliers d’hectares sacrifiés

L’expérience des dommages produits par la construction de la ligne Bordeaux-Tours, qui consomme une moyenne de 16 hectares par kilomètre de ligne, devrait éclairer même les plus incrédules. Quand on sait qu’il faudrait sacrifier des milliers d’hectares pour créer, de Bordeaux vers Hendaye et vers Toulouse, ces lignes qui fragmenteraient les grands espaces aquitains de façon irréversible en balafrant tout sur leur passage, tout en dégageant des millions de tonnes de CO2, il y a un paradoxe évident à vouloir présenter le projet GPSO comme un parangon de vertu environnementale au motif que le TGV serait moins émetteur de gaz à effet de serre pour sa traction que la voiture ou l’avion.

Augmentation de la vitesse = boulimie d’énergie

C’est d’ailleurs oublier un peu rapidement que la vitesse n’est pas neutre : comme tout mobile confronté à des frottements, le train a une consommation énergétique proportionnelle au carré de sa vitesse. Pour une même distance, un TGV qu’on fait rouler à 320 km/h consomme 4 fois plus d’électricité que ce même train roulant à 160 et, puisqu’il faut lui fournir cette énergie en deux fois moins de temps, sa traction demande une puissance instantanée d’alimentation 8 fois plus forte.

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Très mauvaise nouvelle pour les finances en Midi Pyrénées

miracle operantLa bonne nouvelle pour les LGVmaniaques

D’après l’annonce de Jean Marc Ayrault, la LGV Toulouse Bordeaux serait la seule qui échapperait à l’élagage des grands projets pharaoniques, non financables.

« C’est la très bonne nouvelle que nous espérions pour Toulouse et l’ensemble de Midi-Pyrénées, a déclaré le président du conseil régional Martin Malvy (PS). J’espère que le calendrier retenu sera le plus proche de celui que nous avions examiné. Tout doit être mis en œuvre pour atteindre cet objectif. »

Une très mauvaise nouvelle pour les finances des collectivités locales

Il reste à trouver les financements. Le ministre des transports va faire le tour des collectivités locales pour qu’elles confirment leur participation... qui sera revue à la hausse. En 2011, les collectivités se sont engagées à apporter 1,2 milliard d’euros au GPSO dont 900 millions pour Bordeaux-Toulouse.

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860 m² en indivision contre la LGV

494 propriétaires en indivision : une copropriété de résistance citoyenne contre la LGV en Pays basque

Ce mercredi matin, à Bayonne, le Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade) a annoncé que 494 personnes étaient propriétaires en indivision de terrains situés sur le tracé de la LGV.

Victor Pachon, porte-parole du Collectif des association de défense de l'environnement (Cade) a annoncé ce mercredi, à Bayonne, l'achat d'un terrain par 494 personnes sur le tracé de la LGV, au Pays basque. Lors d'une conférence de presse, les opposants au projet de ligne à grande vitesse porté par réseau ferré de France (RFF) ont insisté sur l'achat "en indivision" de ces 860 mètres carrés acquis sur les communes de Mouguerre et Saint-Pierre-d'Irube. "Il faut que tout le monde vende pour que notre terrain soit racheté."

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Une chaine humaine encercle l’Ayraultport

chaine ayraultportPour les organisateurs, cette journée est un véritable succès. "Nous avons bouclé la chaîne, plus de 25 000 personnes sont sur place, et ça continue à arriver", ont annoncé les organisateurs peu après 14 h 30. Cette chaîne humaine géante de 25 kilomètres devait encercler toute la zone du projet.

Selon les organisateurs, 40 000 personnes ont répondu à leur appel, "comme le 17 novembre", lors d'une première grande manifestation contre ce projet, alors que des opérations d'expulsion des opposants par les gendarmes avaient débuté un mois plus tôt. La préfecture de Loire-Atlantique a elle estimé la mobilisation à 12 000 personnes à 15 h 45, en précisant que la chaîne n'était pas complète sur certaines portions.

"C'est une victoire"

 

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