prises de positions de diverses personnalités ou associations

Depuis la visite des 4 élus de la Haute-Vienne les prises de positions contre la LGV Limoges-Poitiers se radicalisent

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La FNAUT 8 octobre 2014

s’étonne du soutien que François Hollande persiste à apporter au projet de LGV Poitiers-Limoges en promettant une aide consistante de l’Etat pour la poursuite des études, alors que la commission Mobilité 21 l’a clairement condamné.Bien que favorable à l’extension du réseau ferré à grande vitesse, la FNAUT a désapprouvé de longue date ce projet sans utilité collective.

Un projet irrationnel. Le barreau Poitiers-Limoges ne concernerait qu’un bassin de population restreint et ne permettrait de transférer que de faibles trafics routiers sur le rail. Il ne désengorgerait aucune ligne classique parallèle au bénéfice de trains régionaux et de fret.

Une desserte performante Paris-Limoges peut être obtenue par la poursuite de la modernisation de la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) puis par un branchement sur la future LGV Paris-Lyon passant par la région Centre (projet POCL).

Un projet dangereux. La LGV Poitiers-Limoges assècherait la ligne POLT. Selon RFF, il faudrait, pour la rentabiliser, y ramener de 11 aujourd’hui à 4 le nombre des relations quotidiennes Paris-Limoges, ce qui pénaliserait le Centre et la Creuse de manière inadmissible et induirait inévitablement un report de trafic sur la route.

Un projet ruineux. Après Montluçon-Ussel et Clermont-Ussel, de nombreuses lignes régionales et interrégionales sont menacées de fermeture faute de travaux de rénovation d’un coût modeste : faut-il donner la priorité à un projet de prestige qui mobiliserait des crédits considérables au détriment d’investissements indispensables pour éviter un enclavement ferroviaire de tout le centre de la France 

Le financement des travaux ferroviaires est suffisamment difficile pour que l’Etat, RFF et les Régions se concentrent sur des projets utiles, techniquement bien conçus, bénéfiques à l’aménagement du territoire et économiquement réalistes.

La Nouvelle RépubliqueLu dans la Nouvelle République entre le 3 et le 8 octobre 2014

Le 1er secrétaire du PS de l'Indre :

Il suffit de regarder une carte de France pour considérer que la ligne Polt (Paris, Orléans, Limoges, Toulouse) constitue une infrastructure majeure d’aménagement et de desserte des territoires, souligne Dominique Roullet, secrétaire départemental du Parti socialiste et vice-président de la Région.Aussi, je suis plus que surpris et mécontent face à des engagements annoncés de soutien par le président de la République à la construction d’une ligne TGV entre Limoges et Poitiers. Que nous dit-on ? Il faut faire des économies et la Commission Mobilité 21 a clairement affirmé la revitalisation des lignes existantes et donc la priorité au Polt. Si Limoges-Poitiers devenait malheureusement une réalité, la ligne Polt sera délaissée et Limoges se retrouvera en fin de ligne. L’annonce faite avec la mise en avant d’un engagement financier de l’État à hauteur de 500 millions d’euros va à l’encontre d’une politique d’aménagement du territoire. Les positions à géométrie variable sur la base d’un lobbying sont inacceptables. J’en appelle, moi aussi, à la mobilisation générale. L’intérêt collectif doit l’emporter sur des intérêts particuliers. »

Au Conseil Municipal de Poitiers :

l'opposition de gauche redit son opposition à la ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges. Qui paiera les 700 M€ ?Pour le groupe Osons Poitiers au conseil municipal, l’intervention de François Hollande dans le débat sur la LGV Poitiers-Limoges (NR de mercredi dernier) est un « déni de démocratie ». Christiane Fraysse (EELV), porte-parole du groupe : « Cette connivence affichée entre le président de la République, des élus du Limousin et le préfet de la région Centre vient bafouer toutes les règles républicaines. »

Bec et ongles contre la LGV . Maryse Desbourdes, ancienne élue, mais toujours militante au NPA, parle de « copinage ». Pendant que Jacques Arfeuillère, conseiller municipal (Parti de gauche) voit mal l’Europe s’engager financièrement – « 200 millions d’euros nous dit-on » - sur un projet qui n’a rien d’européen. Pour Pascal Canaud (Ensemble) : « Au moment où le pays s’enfonce dans la crise, on ajoute aux déficits. »Question de Christiane Fraysse : « Qui paiera les 700 millions qui seront demandés aux collectivités locales ? Limoges et Poitiers seront inévitablement les premières agglomérations sollicitées. Nous nous y opposerons fermement. » Déjà réticent sur la LGV Tours-Bordeaux,« qui n’est faite que pour rapprocher des métropoles au détriment des territoires traversés », le groupe Osons Poitiers, dans toutes ses composantes, indique clairement qu’il se battra bec et ongles contre la LGV Poitiers-Limoges, « un projet dispendieux et inutile ». « Nous ne sommes pas contre le train. Mais pas celui-ci. Deux fois trop cher. A la fois pour les contribuables et pour les usagers. » Le groupe municipal d’opposition plaide une nouvelle fois pour améliorer la desserte entre les deux capitales régionales par un train express amélioré « qui n’oublierait pas Montmorillon, Lussac… »

Après Gil Avérous, maire de Châteauroux,

les élus Jean Delavergne (EELV) et Alain Pasquer (PS) réagissent à leur tour au soutien de François Hollande à la LGV Limoges-Poitiers (NR d’hier) : « Il s’agit là non seulement d’une remise en cause manifeste des conclusions du rapport rendu, en juin dernier, par la commission Mobilité 21 qui avait reconnu le caractère peu rationnel de ce projet, mais aussi une grave menace pour l’avenir de la desserte ferroviaire du Berry », s’insurge le conseiller régional écologiste. Il rappelle que ce projet « entre en concurrence directe avec la modernisation de la ligne classique Polt (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse), qui dessert Vierzon, Issoudun, Châteauroux, Argenton et La Souterraine. Ce projet serait désastreux pour l’aménagement du territoire ! »

Alain Pasquer, le maire du Blanc, se dit « Atterré » « Si cela était confirmé, ce serait pour moi plus qu’une déception : ce serait un coup très rude porté à la région Centre, à l’Indre, aux élus, et surtout à tous les habitants et aux forces économiques, toutes convictions confondues. C’est le mépris le plus total à l’égard des élus des territoires ruraux irrigués par le Polt ! » Alain Pasquer rappelle que « les élus départementaux ont voté, à l’unanimité, l’utilité de la future ligne Pocl (Paris, Orléans, Clermont, Lyon) et se sont opposés à la LGV Poitiers-Limoges. » Alain Pasquer lance un appel : « Je suggère qu’un collectif d’élus se mette en place et je demande d’urgence une rencontre au président de la République puisqu’il semble que ce soit la seule méthode pour obtenir satisfaction ! »Annick Gombert, conseillère régionale PS et adjointe d’Alain Pasquer parle, elle de « coup fourré » : « Sous le prétexte fallacieux d’agrandissement des régions, le président de la République favorise en coulisses la fusion des régions Poitou-Charente et Limousin avec l’Aquitaine, pour faire croire que le barreau Poitiers-Limoges est indispensable ! »Et de conclure : « Je trouve incroyable qu’un député européen, Jean-Paul Denanot, qui a été élu au titre de la circonscription Massif central-Centre, fasse tout pour enfoncer la région Centre dont il est l’élu européen. »

Louis Pinton et Jean-François Mayet, sénateurs de l’Indre, se disent « consternésd’avoir appris par la presse la tenue d’une réunion privée à l’Elysée, au cours de laquelle les défenseurs du barreau Poitiers-Limoges auraient obtenu un engagement de 500 millions d’euros de la part de l’État ».« L’arbitraire étant sans limite, poursuivent-ils, c’est le nouveau préfet de la région Centre, Michel Jau, ancien préfet du Limousin et proche de François Hollande, issu de la promotion Voltaire, qui confirme cette décision désastreuse… pour la région Centre ! » Les deux parlementaires font les comptes : « 500 millions d’euros, c’est plus que le coût de l’amélioration de la ligne Polt, dont on a pourtant constaté l’absolue nécessité lors de la catastrophe ferroviaire de Brétigny. »

 

Conseil Général de l’Indre – 03 / 10 / 2014

De façon consternante les élus de la ligne POLT ont appris, par la presse, la tenue d’une réunion privée à l’Elysée au cours de laquelle les défenseurs du barreau Limoges-Poitiers auraient obtenu un engagement de 500 millions d’euros de la part de l’Etat.

L’arbitraire étant sans limite, c’est le nouveau Préfet de la Région Centre, Michel Jau, ancien Préfet du Limousin et proche de François Hollande  issu de la promotion Voltaire qui confirme cette décision désastreuse pour … la Région Centre.

Ces déclarations, destructrices pour l’aménagement du territoire, sont d’autant plus inacceptables qu’elles surviennent dans une semaine marquée par la présentation du projet de budget 2015 où la dette dépasse pour la première fois 100 % du PIB , que les déficits et la fiscalité  continuent de déraper et que les prévisions de croissance sont jugées irréalistes !

De surcroît, cette annonce irait à l’encontre de toutes les recommandations :

Celle de la cour des comptes qui juge en novembre 2011 que les  » ressources sont insuffisantes pour financer le programme d’investissement envisagé  » et qu’il  » devrait être revu et adapté à la nouvelle situation des finances  publiques « .

Celle de l’Autorité environnementale  qui, dans un avis rendu en mars 2013, souligne que  » malgré des hypothèses fortes de report du trafic de l’axe historique POLT sur la nouvelle LGV Limoges-Poitiers, la rentabilité n’est pas atteinte en 50 ans « .

Celle de la Commission Mobilité 21 qui déclare dans un rapport remis au Ministre des Transports  en juin 2013 que le barreau Limoges-Poitiers doit être abandonné et estime que la modernisation de l’axe POLT est  » de nature à améliorer les conditions de desserte des territoires concernés et à répondre en grande partie à leurs besoins « .

Rappelons enfin que 500 millions d’euros c’est plus que le coût de l’amélioration de la ligne POLT dont on a pourtant constaté lors de la catastrophe de Brétigny-sur-Orge l’absolue nécessité.

 

Communiqué de presse du PCF 86

Le 3 octobre 2014

Le Président de la République vient d’annoncer que le projet LGV Poitiers-Limoges est relancé et que l’État est prêt à apporter son concours financier.
Faire cette annonce au moment où votre politique d’austérité va asphyxier les collectivités locales, alors que les préfets de Région vont négocier des nouveaux Contrat de plan État/Régions pour la période 2015-2020 en baisse de 30%. C’est de la provocation et de l’enfumage.
M Hollande des millions de français vous ont élu en 2012 avec l’espoir du changement et chaque jour vous les décevez un peu plus en emboîtant les pas de votre prédécesseur. En effet, ce projet de LGV est la conséquence d’une décision prise en décembre 2003 par M Raffarin, premier ministre enterrant la politique d’aménagement du territoire, supprimant la DATAR et instaurant un nouveau concept cher aux adeptes du libéralisme, celui de la de compétitivité des territoires , c’est-à-dire la mise en concurrence des citoyens, des salariés et des territoires.
Des dizaines de millions ont été dépensé dans des études pour ce projet, ils auraient pu l’être dans la poursuite de la rénovation et de la modernisation de la ligne actuelle Poitiers-Limoges, dans la modernisation et la desserte de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, répondant ainsi aux besoins de mobilité des habitants concernés.
Les infrastructures ferroviaires sont à bout de souffle faute de moyens financiers et humains, il manque 1,5 milliard d’euros par an pour assurer correctement la maintenance et le renouvellement du réseau, c’est l’équivalent annuel des intérêts de la dette versés par RFF aux rapaces de la finance.
Des solutions existent pour financer le réseau ferroviaire, en prélevant, dans un premier temps un peu plus sur les profits des sociétés d’autoroute qui, comme le récent rapport de l’Autorité de la concurrence le montre, rémunèrent grassement leurs actionnaires, et dans un second temps en les re-nationalisant. Il pourrait également être créé, sur le modèle du livret A, une épargne populaire dédiée aux infrastructures qui contribuent  aux modes de transports les moins émetteurs de gaz à effet de serre.
C’est un enjeu majeur pour l’aménagement durable du territoire et l’avenir de notre planète.