''le Populaire'' de ce vendredi 24 octobre...

Amertume chez les Pro LGV car le rapport de la Cour des comptes dévoile ce qu'ils voulaient tenir caché

En fin d'article, ''le Populaire'' de ce vendredi 24 octobre...

Le rapport de la Cour des comptes le confirme : La LGV Poitiers-Limoges est un dossier né d'une  décision politique en 2004 en dehors de toute étude préalable de pertinence et de rentabilité. Au vu des études survenues après coup, les collectivités territoriales intéressées auraient dû prendre la décision d’arrêter ce projet.

Pour l'imposer, RFF

a sous-estimé le coût et surestimé les recettes possibles en élargissant au delà du raisonnable la zone d'influence afin d'augmenter la fréquentation envisageable. Ce projet n'est pas retenu par la commission ''mobilité 21'' qui le déclare non prioritaire, à réaliser après 2030. Seul le fait du prince-président le maintient artificiellement à flot.

Alors que la Cour des comptes annonce qu'en cas de réalisation de la LGV Poitiers- Limoges, 80% du fonctionnement devra être à la charge des collectivités, le financement de sa simple construction n’est pas déterminé, ni même envisagé. Aucune collectivité n'a pris une délibération annonçant une participation pour la réalisation des travaux, ni à quel niveau. L'Etat a refusé de s'engager sur un quelconque montant. L'Europe annonce que ses aides doivent être réservées en priorité aux lignes transfrontalières, seule une participation symbolique serait à attendre. Pour RFF, Guillaume Pépy, sur SNCF-radio, en commentant le rapport de la Cour des comptes, précise que pour lui et Jacques RAPOPORT, président de Réseau Ferré de France, l'ordre du jour n'est plus à mettre 30 millions d'euros au kilomètre (que nécessite la construction d'un kilomètre de ligne à grande vitesse), mais à consacrer l'essentiel des ressources au réseau existant." l'interview de Guillaume Pépy

Larticle du Populaire du 24-10-14