Bonnets rouges et gros benêts

bonnet industrieTrois bonnes raisons de ne pas faire l'écotaxe

Par Rémy Prud'homme

paru dans lesEchos

L'écotaxe est généralement présentée comme un impôt maladroitement vendu mais foncièrement désirable. Ses défenseurs avancent trois arguments : les camions ne paient pas les coûts qu'ils infligent à la société ; l'écotaxe va entraîner un vertueux report modal vers le fret ferroviaire ; et le système fonctionne à merveille dans la plupart des autres pays européens. Aucun de ces arguments ne résiste à un examen chiffré.

Les camions paient déjà des taxes bien plus élevées que les coûts d'investissement et d'entretien des routes qu'ils utilisent. Le gazole avec lequel ils roulent est, après le tabac et l'essence, le troisième produit le plus taxé de France.

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l'ECHO taxe LGV

echotaxeEcotaxe nécessaire pour financer les grands projets inutiles

La suspension de l’écotaxe gêne les promoteurs de LGV aux entournures. En effet l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) comptait sur les 800 millions d’euros qu’elle devait rapporter chaque année pour financer les “grands projets d’infrastructures”, il lui faudra trouver de nouvelles mannes financières.

Parmi ces projets, ceux retenus par le “plan d’investissement pour l’avenir” annoncé par le Premier ministre au mois de juillet dernier. Dont fait partie la LGV Tours-Bordeaux. Et désormais les lignes Bordeaux-Toulouse à l’horizon 2024 et Bordeaux-Dax à l’horizon 2027. Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a annoncé un “package” de ces trois tronçons le 23 septembre dernier. D’un coût total de plus de 9 milliards d’euros, Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse feront l’objet d’une enquête préalable à la déclaration d’utilité publique en juin 2014.

Seulement avec la disparition de l’écotaxe des caisses de l’Afitf, le budget risque d’être difficile à boucler comme le confirme Valérie Cormier, directrice du groupe de pression Eurosud transport, rappelant les propos de Philippe Duron, président de l’Afitf. “La suspension de l’écotaxe va ‘impacter’ tous les projets financés par l’Afitf, aussi bien pour assurer le paiement des quatre lignes à grande vitesse dont la réalisation a été engagée sous la majorité précédente, mais aussi pour mener à bien le plan d’investissements ambitieux dessiné par le Premier ministre le 9 juillet dernier pour les infrastructures de transport à l’horizon 2050.”

Interrogé sur RTL, l'ancien secrétaire d'Etat UMP aux transports Dominique Bussereau a pris ce samedi matin (16/11/2013) la défense de l'écotaxe, qu'il considère comme un "bouc émissaire". "Nous avons besoin de financer nos investissements d'avenir (...) donc il faudra bien remettre un jour cette écotaxe en service, peut-être après en avoir rediscuté naturellement certaines modalités".

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Resto du Coeur et progression à grande vitesse

Avec une progression de près de 20% en Haute-Vienne l'an dernier le nombre de bénéficiaires des Restos du Coeur augmente 2 fois plus qu'au niveau national.

Les grands élus limougeauds laissent à croire à la prospérité économique et la richesse financière de leur territoire apte à financer sans sourciller les 1,7 Milliards € nécessaires au projet LGV Poitiers Limoges. Les études statistiques concernant l'effet d'une desserte TGV sur un territoire démontrent qu'il n'y a pas d'effet probrant de développement économique constaté. Le rapport Duron lance une alerte sur les effets négatifs de tels investissements, du fait de cette mobilisation nécessaire des finances publiques et les charges supplémentaires qu'elle impliquera.

Les artisans, les commerçants, les agriculteurs crient leur exaspération des surcharges de taxes qui immobilisent leur activité. La colère des Bonnets Rouges s'étend sur d'autres territoires que la Bretagne et sur d'autres revendications que celle de l'Eco Taxe.

 

Et pendant ce temps, les grands élus limogeauds en béatitude ne cessent de s'agiter et de gesticuler sur le projet pharaonique enterré de LGV Poitiers Limoges.

Bonnets rouges et benêts limogeauds

Pendant que les grands élus limogeauds cherchent désespérément de nouvelles pistes de racket des finances publiques pour leur grand projet d'infrastructure nuisible à la ligne POLT, les bonnets rouges bretons démontent les portiques montés pour le prochain grand casse financier imaginé par l'équipe Sarkozy et encouragé par l'équipe Hollande.

la méthode Coué des élus de Limoges

LGV : la méthode Coué des élus de Limoges , la rencontre de la député de la Vienne avec le ministre des transports et les problèmes de la suppression de l'écotaxe sur les grands projets d'infrastructures.

Contrairement aux annonces faites hier sur FR3 par le Président du Conseil Régional et le Maire de Limoges, qui annoncent que des TGV circuleront sur la LGV Limoges-Poitiers dès 2022, et que l'Etat et l'Europe participeront à hauteur de 40% au financement du projet, l'Etat maintient que le financement de la LGV Limoges Poitiers sera peut être envisageable à l'horizon 2030/2050.

Dans le Figaro.fr du 4 novembre on peut lire que la suspension de l'écotaxe qui devait pour l'essentiel aller dans les caisses de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), risque de remettre en cause des projets en cours de réalisation, l'Etat n'en est pas à avancer le financement d'un projet que le ministre des transports juge non prioritaire.

L'article du Figaro : Sans l'écotaxe, le BTP craint pour la pérennité de certains projets

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