Compte-rendu de la CSS de l'incinérateur de Limoges

 (CEDLM)

en date du 10/03/2021    Préfecture de la Haute-Vienne (réalisé par Barrage Nature Environnement)

 L'importance de cette instance se retrouve déjà dans la composition de la CSS avec ses cinq collèges (État, collectivités territoriales, riverains ou associations, exploitants, salariés) ayant ''un pouvoir de vote équilibré''. 

Composition de la CSS de l'incinérateur :

- un collège " administration" - le Préfet, les services incendie de la Haute-Vienne, La DREAL, ARS 87

- un collège représentant les collectivité territoriales  - ville de Limoges, du Palais sur Vienne, de Panazol, de Rilhac Rancon.(absent), le conseil départemental

- un collège représentant l'exploitant  - 4 élus de l'agglomération  ( 2 présents)

- un collège salariés  - 3 membres

- un collège associations - Barrage Nature Environnement, Limousin Nature Environnement, Fondation DELTA plus, un représentant du conseil de quartier (absent)

-une personnalité qualifiée - l'ATMO Nouvelle Aquitaine 

 

Demain à 19h sur FR3 LIMOUSIN

Demain à 19h sur FR3 LIMOUSIN

je commentrerai les travaux de la Commission de surveillance de l'incinérateur à laquelle je participe pour BARRAGE NATURE ENVIRONNEMENT ET lIMOUSIN NAUTRE ENVIRONNEMENT

La  CSS (Commission de Suivi de Sites) de l'incinérateur de Limoges Beaubreuil ( centrale énergie déchet), installation classée pour la protection de l'environnement, se tiendra ce 12 février 2020 à 10h00 salle Mariane à la préfecture de la Haute-Vienne.

Les documents de présentation soumis à la CSS qui proviennent de l'exploitant (Limoges Métropole) et de la DREAL. nous interpellent et et nous comptons demander des explications . Nous rendrons compte des travaux de cette CSS en direct sur le plateau de FR3

Incinérer ou réduire les déchets? Un débat électoral nécessaire

Incinérer ou réduire les déchets? Un débat électoral nécessaire

Les prochains élus aux municipales de 2020 auront un choix décisif à faire dès leur début de mandat : rénover l’incinérateur en fin de vie, une opération estimée à plus de 100 M€ ou entreprendre une démarche ambitieuse de réduction des déchets, dont les retombées sanitaires, sociales, environnementales et financières seraient bien plus bénéfiques à la population que celles des fumées de l’incinérateur.

L’incinération bloque les politiques de prévention et recyclage des déchets à double titre :

-  L’investissement très couteux dans un nouvel incinérateur interdira tout autre alternative et cela pour 30 ans

-  Les incinérateurs nécessitent un apport de déchets suffisamment constant et important pour assurer leur fonctionnement optimal et leur rentabilité.

En se fixant un objectif ambitieux de réduction des déchets incinérés (baisse de 50%), les citoyens, les élus et les services techniques pourraient sereinement entreprendre deux chantiers majeurs :

-  Réduire drastiquement la capacité d’incinération voire supprimer l’incinérateur

-  Mettre en place une politique efficace d’économie circulaire

 Le tout incinération bloque la transition vers l’économie circulaire.

La Communauté urbaine de Limoges s’est engagée dans une démarche « Territoire zéro déchets, zéro gaspillage » depuis 2015. Pourtant, sur les 102 075 tonnes annuelles de déchets ménagers et assimilés, seules 30,8% sont recyclées. C’est bien moins que la moyenne nationale (50%) et que les objectifs européens (65%). Ce faible taux de recyclage est directement lié au choix politique d’élimination des déchets par incinération.

Par ailleurs, l’énergie produite par l’incinération est qualifiée d’énergie renouvelable, contribuant ainsi à verdir le mix énergétique. Il s’agit encore d’un choix du passé que nous ne pouvons plus nous permettre. Des déchets qui auraient pu constituer des ressources, voire évités, sont brûlés c’est le cas du plastique, du verre, du carton et du papier qui sont encore très présents dans le bac vert, entièrement incinérés. Même sort pour les biodéchets qui sont compostables et pourraient ainsi contribuer à stocker du carbone, à produire de l’énergie ou fertiliser les sols.

Une opportunité à saisir pour faire entrer l’agglomération de Limoges dans le 21 siècle.

 

 

 

Incinérateur de Limoges : comité de suivi du 29-01-14

Commission de suivi du site de l'incinérateur ( baptisé par l'Agglomération de Limoges Centrale Energie Déchets de Limoges Métropole)

Réunie ce mercredi 29 janvier 2014

 

Barrage y était représenté par Christian Salesse et Yvan Tricart

 

Les nouveautés :

 

Jusqu'à présent l'incinérateur recevait les ordures ménagères des communes de l'agglomération de Limoges et, par l'intermédiaire du SYDED (syndicat départemental pour la gestion des déchets mis en place par le Conseil Général) d'environ 30% des autres communes de la Haute Vienne, ainsi que les déchets assimilables à des déchets ménagers (DIB) des Industriels de la Haute-Vienne et les déchets préalablement banalisés (DASRI) du CHU de Limoges.

 

Le SYDED ( Conseil Général de la Haute-Vienne) avait construit sur le site dit ''ALVEOL'' à Bellac un lieu de tri mécano-biologique (TMB) et de stockage des ordures ménagères pour le reste des communes du département ( coût de l'investissement environ 20 millions d'€) ; malgré l'avis des associations locales, les élus du SYDED se sont obstinés jusqu'à l'apparition de dysfonctionnements tels, qu’après moins de deux ans de fonctionnement, le site a dû être abandonné pour le traitement des ordures ménagères. Après cet énorme gâchis financier, le Syded a décidé, en accord avec les élus de l'agglomération de Limoges, de traiter toutes les ordures ménagères du département à l'incinérateur de Limoges.

Résultat : aujourd'hui l'incinérateur de Limoges arrive à la limite de ses capacités réelles

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